L'alliance parfaite entre contemporain et tradition

Il y a une semaine, j’avais la chance de me rendre pour la toute première fois dans cet établissement que je qualifierai de mythique pour tous les gastronomes avertis !

Pour la petite histoire, j’ai une peur panique des voituriers, pas qu’il me soit déjà arrivé quoi que ce soit avec l’un d’entre eux mais… vous devez savoir que je passe au moins trois heures par jour en voiture et durant ces trois heures, j’ai tendance à grignoter : fruits, trucs sucrés, salés… Bref ! Etant donné que lorsque j’arrive à destination, je n’ai souvent plus la force de faire quoi que ce soit. Elle reste en l’état (oups !). Ce qui, vous l’aurez deviné, la transforme très vite en capharnaüm.

Puis, étant toute petite, je déteste que l’on dérègle mon siège, na !

Je me suis donc garée face au restaurant en osant à peine regarder le voiturier au sourire pourtant très bienveillant !

 

Une fois dans les lieux, je me sentais comme à Disney ! Tout d’abord accueillie chaleureusement par la jeune étudiante en droit à qui j’ai raconté ma vie, j’ai pris place à l’entrée de la grande salle et commencé pendant 10 minutes une partie de chaise musicale avec moi-même, ne sachant pas à quel endroit de la table me placer pour avoir la plus jolie lumière pour photographier les assiettes.

 

Une fois ma place trouvée, les choses sérieuses ont pu commencer.

Gourmande comme je suis, j’ai craqué pour le plus long menu : Le menu Villa Lorraine qui s’articulait de la façon suivante :

 

Les Mises en Bouche

 
Mes coups de coeur : La royale de foie gras et le cromesqui moule/chou fleur. 


La fraicheur avec le gaspacho tomates/cerises et sorbet burata. 


HOMARD BLEU
En ceviche, betterave en déclinaison, vinaigrette au café et fruits de la passion

L'esthétique de cette assiette, on l'aime ou on ne l'aime pas mais impossible de ne pas se mettre d'accord sur son contenu. 
Personnellement, j'ai adoré le pep's dégagé par ces couleurs vives. Ce pep's, je l'ai également retrouvé dans les saveurs des produits présents. Un homard infiment cuit par l'acidité des éléments qui l'accompagnaient, des textures agréables, un beau contraste entre le côté terreux de la betterave et la finesse du homard... Une merveille ! 


CUISSES DE GRENOUILLES
Cresson de fontaine, haricots coco au citron confit, espuma de pecorino


SOLE DE LIGNE Cuite à la vapeur d’algues, courgette violon, beurre blanc à l’abricot et umeboshi

Autre coup de coeur... Une assiette entre l'ultra-classique et le contemporain par ce qui la compose... 
On retrouve une sole cuite à la perfection dans un beurre blanc gourmand et servi de façon à ce que l'on puisse saucer et encore en manger un peu à la cuillère... 
Dans ce beurre blanc, on retrouve également des éléments auxquels on ne s'attend pas : umeboshi (une sorte de prunes salées japonaises au gout acide et salé) et abricot pour la douceur. Ici encore on est face à une assiette toute en relief et en profondeur. 


LAPIN DU REX En différentes préparations, encornets, tomates anciennes mi-confites, Jus au Muscadet sur lie


FROMAGES AFFINES

Ils possèdent un beau chariot et les servent avec une vraie générosité : la preuve en images... 


PATIENCE SUCREE


LA FRAISE
Mousse légère de fromage blanc en maki de fraise et son duo de sorbet

 

Les mignardises... 

 

Contrairement à ce que l'on peut imaginer, leur gros point fort, au delà de tout ce dont je vous ai déjà parlé ci-dessus, se situe dans leur générosité. 
Malgré le fait que je ne boive pas de café, j'ai eu droit aux mignardises (et en double dose svp !). Ce fut pareil pour les mises en bouche, j'étais seule, et pourtant, j'ai reçu le double de bonheur... 

N'oublions pas la qualité de leur service. Ils ont véritablement été aux petits soins pour moi. Malgré mon amour du pain et ma capacité à en manger sans discontinuer, ils avaient toujours une longueur d'avance sur mon appétit (d'ogresse). J'ai eu le malheur de renverser à deux reprises de l'eau sur la table, pas de souci, le personnel en rit avec moi et on repart sur autre chose ! Ils m'ont donné, le temps de ce repas, l'impression d'être la plus importante au monde malgré la table de "Monsieur et Madame Moi-je et en plus je suis plein aux as" qui me regardaient avec pitié se disant surement "pauvre chou, elle mange seule un vendredi midi". 

Bref, revenons à la cuisine ! Je suis littéralement tombée amoureuse de ce mariage entre contemporain et tradition qui, je dois vous l'avouer, fut un réel enchantement. A quand une deuxièrme étoile ?! 
 

Pour finir, niveau prix, pour un tel menu, vous en aurez pour 170€ et, promis, vous ne les regrettez pas  ! 

Pour tout vous dire, j'ai déjà hâte d'y emmener mon amoureux... 

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