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Pas de vache folle, mais du veau doux Augustine Mabaka, je la connais depuis près de trois ans, juste à l'époque où elle mettait la dernière main à son resto-bistro couleur café. Pas vraiment une petite nature, Augustine: grande, athlétique, belle comme une jeune femme bien dans sa peau, du plus beau noir avec un sourire éclatant. Très bonne cuisînière et omniprésente en salle, elle à l'oeil à tout, à commencer par vous donner la certitude, dès le seuil franchi, que vous êtes son plus cher souci et que votre invité est l'hôte de marque qui manquait encore à la salle. Et quand je dis: la salle, c'est de deux salles, bien différentes, que je devrais parler. La première, avec un grand comptoir dès l'entrée, des murs clairs cernés de bambou, des tableaux de peintres africains, des masques, une petite note bandes dessinées appréciée des enfants. La seconde pièce est surnommée La Case. Ambiance plus intime, plus africaine aussi, avec de l'artisanat, des flè ches, des masques, des scènes de vie taillées dans du bois d'arbre fruitier. Une ambiance de tête-à-tête: ceux qui s'aiment et ceux qui veulent reformer le monde. Et pour compléter le tableau, un jardin-terrasse aux tables rondes avec de grands parasols. Le décor étant planté, passons aux attraits culinaires. Le nombre 16 doit être bénéfique dans la région d'Augustine, car elle a mis à la carte: 16 entrées, 16 plats et 16 desserts. Des spécialités zaïroises et notamment le feuilleté de maïs farci à la viande qu'on appelle samusa, la salade makayabu grillé, la brochette de cossa-cossa et l'incontournable poulet à la moambe, qu'Augustine ne laisse à personne d'autre le soin de réussir. Des spécialités sénégalaises aussi: la cassolette de poissons et gambas, le poulet Yassa avec une sauce au citron vert. Et de la Côte-d'Ivoire, le poulet Kedjenou et Atiéké; une préparation amusante avec un couscous de manioc et des légummes Tout ceci étant compté de 230 à 590F, de quoi grignoter sans remords en toute convivialité. Il y a aussi trois menus, chacun de trois services. Ils vont de 550 à 850F et du modèle standard à ce qu'il y a de meilleur à la carte. Un mot des desserts: l'Afrique noire n'en raffole pas, si ce n'est les beignets Mikaté et les fruits (exotiques), présents ici. On a donc recherché la note rafraîchissante: glaces et sorbets et quelques offres au chocolat... pour la couleur. Quant aux vins, ils n'alourdissent pas le budget: la sélection d'Augustine coûte 460F et le flacon le plus cher n'atteint pas les 700F. Une surprise: ici, si certains plats semblent "relevés" aux amateurs de nouilles à l'eau, la cuisine n'est pas du tout ce qu'on appelle pimentée. Ni grasse, d'ailleurs, contrairement au portrait-robot. Et, pour chaque plat, il y a des légumes ou des crudités. Il est vrai que tout a bien évolué, même en Afrique où les jeunes pensent diététique et cuisine allégée, comme partout ailleurs. Alors, Augustine fait de la cuisine raisonnable et met des sauces piquantes à disposition sur table pour les belles natures. Fraîcheur aussi et authenticité: les poissons viennent en droite ligne du Sénégal via Rungis. Quant aux sauces, piquantes ou pas, elles sont faites minute et le pili est tout frais. Un dernier mot de l'ambiance: Augustine a toutes les qualités déjà décrites plus une: elle joue du tambour africain à la main ou au bâton. Seule ou avec un musicien et, bien souvent, le public rentre non dans la danse mais certainement dans le rythme. Le Gri-Gri, un petit voyage aux pays du safari, un petit safari au pays de la cuisine du soleil. Jean Montagne RESTO BISTROT AFRICAIN Avec Gris-Gris Interrogez n'importe quel gourmet, il vous dira que la cuisine africaine n'est pas franchement émoustillante, qu'elle manque carrément de panache et d'inventivité. Bref que, hormis son folklore de pacotille, elle ne tient pas la distance. SAAD KETTANI Un bon Makayabu grillé Le Cri-Cri est un mignon restaurant qui semble plaire à beaucoup de monde. Il est plutôt petit, joliment décoré de reproductions colorées et doté d'un ravissant bar rouge. Vu qu'il n'est pas très grand, il a vite l'air plein comme un oeuf. source/bron: DIMANCE MATIN Une moambe comme là-bas Les Bonnes Tables ont trouvé place pour déguster quelques succulentes préparations zaïroises Depuis que Victor Stuyck et Victorine, sa charmante épouse zairoise, ont repris ce restaurant,. ce tu fait quelques ce qui fait quelques années maintenant, la maison ne désemplit pas. Quelques points forts l'expliquent parfaitement : la gentillesse et le charme de l'accueil, une vieille maison en coins et recoins où l'on se sent tout de suite à l'aise, une cuisine agréable et la formule de la carte menu (entrée, plat, dessert environ 1000F), qui permet de picorer dans la carte de la maison, quitte à payer un supplément pour les produits plus nobles, comme le foie gras ou le homard, ce que l'on comprend parfaitement bien. Menu classique de trois plats à 790F. Menu du mois, toujours trois plats, à 590F. Mardis... et jeudis à réserver Classicisme certain PROFITEROLES |
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